La séduction perverse se fait en tutilisant les instincts protecteurs de l'autre. Cette séduction est narcissique: il s'agit de chercher dans l'autre l'unique objet de sa fascination, à savoir l'image aimable de soi. Par une sédiction à sens unique, le pervers narcissique cherche à fasciner sans se laisser prendre.
La première étape consiste à faire croire à l'interlocuteur qu'il est libre, même s'il s'agit d'une action insidieuse qui prive de liberté celui qui y est soumis. Il ne s'agit pas là d'argumenter d'égal à égal mais d'imposer, tout en empêchant l'autre de prendre conscience du processurs, en l'empêchant de discuter ou de résister.
La victime est prise dans une toile d'araignée, tenue à disposition, ligotée psychologiquement, anesthésiée. Elle n'a pas conscience qu'il y a eu infraction.
Parce qu'elle neutralise le désir d'autrui et qu'elle abolit sa spécifité, l'emprise comporte une indéniable composante destructrice. Petit à petit, la victime voit sa résistance et ses possibilités d'opposition grignottées. Elle pert toute possibilité de critique. Empêchée de réagir, littéralement "sidérée", elle est rendue complice de ce qui l'opprime. Cela ne consctitue en aucun cas un consentement: elle est chosifiée; elle ne peut plus avoir une pensée propre, elle doit penser comme son agresseur. Elle n'est plus autre à part entière, elle n'est plus un alter ego. Elle subit sans consentir, voire sans participer.
Les manpeuvres sont d'abord anodines mais deviennent de plus en plus violentes sile partenaire résiste. Si celui-ci est trop docile, le jeu n'est pas excitant. Il faut qu'il y ait suffisamment de résistance pour que le pervers ait envie de poursuivre la relation, mais pas trop pour qu'il ne se sente pas menacé. C'est lui qui doit mener le jeu. L'autre n'est qu'un objet qui doit rester à sa place d'objet, un objet utilisable et non un sujet interactif.
Elle obéissent d'abord pour faire plaisir à leur partenaire ou pour le répararer puisqu'il a l'air malheureux. Plus tard, elles obéiront parce qu'elles auront peur. Au départ, surtout pour les enfants, la soumission est acceptée comme un besoin de reconnaissance, alle paraît préférable à l'adandon.
Comme un pervers donne peu et demande beaucoup, un chantage est implicite, ou tout du moins un doute possible: "Si je me montre plus docile, il pourra enfin m'apprécier ou m'aimer." Cette quête est sans fin car l'autre ne peut être comblé. Bien au contraire, cette quête d'amour et de reconnaissance déclanche la haine et le sadisme du pervers narcissique.
L'emprise n'est généralement pas apparente pour des observateurs extérieurs. Même devant certaines évidences, ils sont aveuglés. Les allusions déstabilisantes n'apparaissent pas comme telle pour qui ne connaît pas le contexte et les sous-entendus. C'est lors de cette phase que se met en place un processus d'isolement. La position défensive à laquelle est acculée la victime l'amène à des comportements qui agacent l'entourage. Elle devient acariâtre ou geignarde ou obsessionnelle. De toute façon, elle perd sa spontanéité. L'entourage ne comprends pas et est entraîné dans un jugement négatif de la victime.
Le processus emprunte un mode particulier de communication, fait d'attitudes paradoxales, de mensonges, de sarcasmes, de dérision et de mépris.
Geneviève Schmit - 06.43.43.15.79
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